Cardin Ramirez Julien: La Caisse Dejardins de Boucherville sous le soleil

Architectes, dynamic - Par admin le Wednesday, 7 July, 2010 - 15:13

En 2001, la Caisse Desjardins de Boucherville a voulu déménager son siège social sur un site stratégique favorable à son développement. Pour la conception de leur nouveau bâtiment, la Caisse a fait appel au cabinet

d’architectes montréalais Cardin Ramirez Julien.

Dès le départ, le mandat était clair : créer un bâtiment facilement reconnaissable et appelé à devenir un véritable symbole dans le paysage urbain. Pour y parvenir, les architectes ont opté pour une utilisation prépondérante du verre. Ils ont créé, notamment, une grande paroi vitrée donnant sur le hall, ce qui crée un lien entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment, contribuant à projeter l’image d’un lieu de services ouvert. Cette image, en opposition avec les structures habituellement fermées et quelque peu austères des centres financiers, a été au coeur de la conception des architectes qui ont voulu donner un nouveau visage à l’institution.

Du reste, la paroi vitrée a permis un équilibre avec l’important volume en maçonnerie exigé par la ville, d’autant plus qu’elle permet une plus grande clarté à l’intérieur le jour et laisse passer les lumières le soir, pour donner un effet de « lanterne » au bâtiment.

Finalement, le choix du verre comme matériau est allé de pair avec une vision durable du développement puisqu’il contribue à maximiser l’apport de lumière naturelle vers les espaces intérieurs. De même, il permet à un plus grand nombre d’employés d’avoir accès à une vue vers l’extérieur, ce qui participe à l’amélioration de leur climat de travail.

Toutefois, pour éviter une surchauffe due à l’exposition prolongée au soleil, les architectes ont prévu un toit en porte-à-faux et ont développé un pare-soleil surdimensionné (80 pieds de largeur par un peu moins de 20 pieds de hauteur) dont la construction en matériaux préfabriqués a pu être faite à un coût raisonnable. L’ensemble de l’enveloppe du bâtiment a par ailleurs été pensé de façon à maximiser sa performance écoénergétique.

2008 : année de l’agrandissement

L’agrandissement du bâtiment était prévu dès le début du projet et il avait alors été décidé qu’un second étage serait ajouté à la partie qui n’en comptait au départ qu’un seul. Des besoins plus importants ont finalement été exprimés et, lors de l’agrandissement en 2008, les architectes ont choisi d’étirer également l’arrière du bâtiment.

Pour permettre un agrandissement optimal tout en respectant le nombre de cases de stationnement requis par la réglementation, les architectes ont prolongé la surface de plancher au-dessus du hall existant. Ils ont alors choisi de suspendre l’étage à une structure aérienne plutôt que d’utiliser un système de colonnes plus traditionnel, optimisant ainsi l’espace plancher au rez-de-chaussée sans pénaliser les opérations quotidiennes de la Caisse pendant la durée des travaux.

Les architectes ont finalement profité de l’agrandissement pour installer un système de contrôle de la lumière par détecteur de présence dans toutes les pièces, de même qu’un censeur pour contrôler les appareils d’éclairage dans le hall. Ils ont également installé des puits de lumière motorisés capables de modifier leur orientation par rapport au mouvement du soleil pour maximiser l’entrée de lumière naturelle dans les nouvelles sections centrales  du bâtiment.

Planétarium de Montréal : un nouveau projet emballant

En visitant les locaux de Cardin Ramirez Julien, ces jours-ci, ce sont surtout des images du futur Planétarium de Montréal qui attirent l’attention. La firme d’architectes a effectivement remporté le concours international et a obtenu le mandat de concevoir le nouveau centre, en consortium avec AEdifica.

Au Québec, il faut quitter les centres urbains pour observer le ciel la nuit. À partir de cette prémisse, les architectes ont développé un projet dont l’architecture évoque la nature tout en s’encrant dans son milieu. Ils ont également développé leur conception autour de l’idée de lier l’homme au ciel, d’où la création de cônes pointés vers le ciel dans lesquels se trouvent les salles de projection.

Enfin, le bâtiment a la particularité de jouer avec la dalle olympique en la soulevant par endroits pour créer à la fois de nouveaux espaces hors sol et de nouvelles inclinaisons vers le bas.

   

Catégories: Architectes, dynamic
Photo par Marilène Lucas

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